Paroisse La Rochelle Centre - Christ Sauveur
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GAF (Groupe d’Approfondissement de la Foi)
Écrit par Antoine Després   

Connaissez-vous le GAF ?

Vous avez dit : GAF ? Qu’est-ce à dire ?

GROUPE d’A PPROFONDISSEMENT de  la  FOI

Ce groupe d’une vingtaine de personnes se retrouve toutes les 6 semaines environ de  20h à 22h. Il est animé par Mme Annie WELLENS.

Le GAF (Groupe d'Approfondissement de la Foi, nom donné provisoirement... depuis 20 ans) accueille chaque mois toutes les personnes désireuses de libres conversations à partir de textes choisis dans la Bible et chez  les auteurs chrétiens, des Pères de l'Eglise jusqu'à nos jours.

 

Rendez-vous  mardi 19 décembre à 20h,

dans les locaux de l'Ecoutille,

12 bis rue Fleuriau,

avec la Bête qui surgit de l'Abîme, la septième trompette et la vision de la Femme et du Dragon, tout cela aux chapitres 11 et 12 de l'Apocalypse.

Ci-dessous, un commentaire de Gérard Billon, bibliste, sur le chapitre 12.

 

Des signes dans le ciel (Apocalypse, chapitre 12)

Une femme, un enfant, un dragon. Des combats, dans le ciel et sur la terre. Une historie “pleine de bruit et de fureur”. Sommes-nous devant un conte fantastique ? Peut-être, mais pas sûr…

Dans l'Apocalypse, Jean est allé de surprises en surprises, en particulier depuis le moment où il a franchi la porte du ciel et vu un agneau "debout, qui semblait immolé" (Ap 5,6). Celui-ci a brisé les sceaux d'un livre mystérieux et les visions se sont succédé, plus extraordinaires les unes que les autres. Puis viennent deux signes : celui de la femme vêtue de soleil et celui du dragon. Quelle réalité est visée par ces deux signes ? Comment comprendre les trois scènes violentes qui s'enchaînent, au ciel d'abord, sur la terre ensuite ? Dans son récit, Jean soulève bien un coin du voile, mais il ne le retire pas totalement.

Du ciel à la terre

La première scène (au ciel, v. 1-6) et la troisième (sur terre, v. 13-18) mettent aux prises la femme et le dragon. La deuxième scène assure une transition : Michaël précipite le dragon du ciel sur la terre (v.7-12), victoire dont une voix céleste tire les conséquences : joie pour le ciel, malheur – temporaire – pour la terre.

La première scène se déroule dans le ciel (v. 1-6). Elle est toute en contrastes. Contraste entre la beauté de la femme et la laideur du dragon. Les étoiles couronnent l'une et sont balayées par l'autre. La femme donne la vie. Le monstre, lui, veut dévorer la vie. Dans ce climat d'hostilité, l'enfant reçoit un sceptre de fer. Remarquons que, contrairement à la femme et au dragon, Jean ne nous dit rien de l'aspect de l'enfant. Mais – et c'est plus important – il nous donne un aperçu de son destin et donc de son identité. L'enfant enlevé auprès de Dieu, sa mère se réfugie au désert pour une période donnée. Dieu n'a rien laissé au hasard. Que va faire le dragon ?

La deuxième scène nous plonge immédiatement dans un gigantesque combat (v. 7-12). De la femme il n'est plus question. L'action met deux armées en présence : celle de Michaël et celle du dragon. Au terme, le dragon est précipité sur la terre. Jean – qui décidément en sait beaucoup – nous apprend alors qu'il est "l'antique serpent, Diable et Satan", mots terribles qui éveillent en nous le souvenir de bien des pages bibliques. La voix dans le ciel ajoute qu'il accusait les "frères" devant Dieu et qu'il a été vaincu par eux. Nouvelles questions : qui sont ces 'frères" ? Quel rapport ont-ils avec les anges de l'armée céleste ?

La troisième scène se déroule sur la terre (v. 13-18). Le dragon rejoint la femme. Elle lui échappe une première fois par la voie des airs, une deuxième fois grâce à la terre elle-même. Furieux, le dragon se tourne vers le "reste de la descendance" de la femme – une descendance que Jean semble connaître mais dont nous apprenons l'existence. Posté "sur le rivage de la mer", le monstre attend. Même attitude que dans la première scène, quand il guettait la femme. L'histoire va-t-elle recommencer ? Sur terre cette fois, avec d'autres proies ?

La mémoire des récits bibliques

À relire calmement cet étrange récit dont l'issue reste suspendue, une chose nous frappe : Jean en sait plus qu'il ne veut bien le dire. Il nous dévoile l'identité de chacun des personnages à un moment ou à un autre mais il garde mystérieux le nom de la femme.

Le dragon est "l'antique serpent […] accusateur de nos frères" (v. 9-10). En quelques mots affluent toutes les figures du mal depuis le jardin de la Genèse. L'enfant est celui qui "doit mener paître toutes les nations avec une verge de fer" (v. 5). Le lecteur attentif reconnaît là une formule de psaume déjà entendue au début du livre (Ps 2,9; cf. Ap 2,27) qui renvoie au destin du Roi-Messie. Destin précisé par la voix céleste : le "temps du Salut" est celui "du Règne de Dieu et de l'autorité de son Christ" (v. 10). Quant aux “frères” (v. 10), Jean les rapproche de "ceux qui observent les commandements de Dieu et gardent le témoignage de Jésus" (v. 17), autrement dit les chrétiens.

Mais qui est la femme ? Dans la première scène, elle enfante le Messie. Dans la dernière, nous découvrons avec surprise qu'elle a d'autres enfants et qu'elle subit victorieusement des épreuves au désert. Et si cette énigme était voulue par Jean ?

D'abord pour nous inviter à faire nous-mêmes un travail d'interprétation. Concernant l'enfant et le dragon, il nous donne une piste de recherche : la mémoire des récits bibliques. Suivons-le sur cette piste. Ensuite pour nous orienter vers la réalité profonde dont la femme est le signe : le salut offert par Dieu. N'oublions pas que tout ceci a lieu juste après l'apparition de l'arche de l'alliance, symbole des liens entre Dieu et son peuple (Ap 11,19). Dieu protège la femme en danger : comment ne protégerait-il pas sa descendance, dans laquelle nous sommes en droit de nous reconnaître ? Décidément nous n'avons pas affaire à un conte fantastique, mais à une relecture de l'histoire du salut, un regard lucide sur les malheurs du temps, un chant d'espoir pour aujourd'hui et pour demain.

SBEV. Gérard Billon

 

Contact :

Annie Wellens : tél. 05 46 01 18 72

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Mise à jour le Jeudi, 14 Décembre 2017 09:32
 

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