Paroisse La Rochelle Centre - Christ Sauveur
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Cathédrale St Louis

CATHEDRALE SAINT LOUIS

Place de Verdun

17000 LA ROCHELLE

 

LE DIOCESE

Visiteurs, soyez les bienvenus dans cette cathédrale !
Depuis 1822, notre Diocèse coïncide avec le département de la Charente Maritime.
Baignée par l’Océan, la terre charentaise comprend deux provinces : l’Aunis et la Saintonge.

C’est en 1843 que le tombeau du fondateur du diocèse fut découvert à Saintes, de ce fait notre Evêque porte le titre d’Evêque de La Rochelle et Saintes.
Citons quelques uns des Pontifes qui nous sont offerts à la vénération ; après St Eutrope, St Vivien, St Trojan et le bienheureux Pierre Louis de La Rochefoucauld mort pour la foi à Paris le 2 septembre 1792.

Chaque année, un pèlerinage fervent rappelle le souvenir des 602 prêtres déportés et enterrés à cette même époque dans les sables de l’Ile d’Aix et à l’Ile Madame.

Au sortir d’un synode diocésain à la Pentecôte 2003, notre Evêque nous disait : « nous sommes porteurs d’une espérance unique, fondatrice, extraordinaire. Nous sommes porteurs d’un message d’amour, de vérité, de justice (…) Dieu frappe à la porte de votre cœur : ouvrez-lui la porte de votre maison, il entrera en vous, comme une lumière intérieure, lumière de vie, de joie, d’espérance. »

Vous avez déjà franchi une porte et donc maintenant : Bonne visite !

 

VISITE DE LA CATHEDRALE ET HISTORIQUE

L’emplacement de la cathédrale est riche de souvenirs pour l’histoire rochelaise.

En 1152, les premiers rochelais y construisent la nouvelle paroisse Saint-Barthélémy. Le clocher gothique du XVème siècle, situé derrière la cathédrale, appartenait à l’église Saint Barthélémy où avait lieu tous les ans, le dimanche de Quasimodo, l’élection du maire. Elle a été détruite en 1568 pendant les guerres de religion.

Au début du XVIIème siècle les protestants construisent le grand temple qui devient la cathédrale lorsque, vingt ans après le siège de 1627-1628, le premier évêque s’installe à La Rochelle. Après l’incendie accidentel de ce bâtiment en 1687, on décide la construction d’une nouvelle cathédrale.

Ce n’est qu’en 1741 que Jacques V Gabriel, premier architecte du roi, en dresse les plans et les travaux commencés en 1742 se poursuivront  pendant tout le XVIIIème siècle. En 1789, la cathédrale n’est pas achevée. La façade ne sera jamais flanquée des 2 tours prévues par Gabriel. Les travaux d’achèvement de l’intérieur reprennent en 1849 et le 18 novembre 1862 Mgr Guibert, archevêque de Tours consacre la cathédrale conjointement avec Mgr Landriot, évêque de La Rochelle et les évêques de Luçon, Evreux et Blois.

Nous sommes donc en présence d’une église construite au XVIIIème siècle dans l’esprit de la Contre-Réforme catholique. L’ordonnance majestueuse et sobre sert bien les directions de la liturgie catholique mises en place après le Concile de Trente :

  • Un cadre théâtral pour la célébration de l’Eucharistie : nef large et claire, élévation de la coupole, autel surélevé dans le chœur.
  • Les chapelles latérales et la chapelle absidiale consacrée à la Vierge servent le culte des saints et le culte marial.

 

DECOR DE LA CATHEDRALE

  • Les notices affichées devant chaque chapelle permettent d’identifier exactement les objets. Plusieurs centres d’intérêt peuvent cependant être dégagés :
  • Les trois premières chapelles dans le bas côté gauche apportent des témoignages sur l’histoire de La Rochelle
  • Les pierres tombales proviennent des fouilles de l’église des Templiers. Ces moines soldats installés à La Rochelle dès les débuts de la ville au XIIème siècle dans le quartier du port (rues du temple et des templiers) ont joué un rôle important dans le développement de la ville.
  • Les ex-votos marins permettent d’évoquer le passé maritime de La Rochelle. Témoignages des dangers de la navigation, ils étaient offerts par les marins rescapés. Au  XVIIIème La Rochelle fut un des premiers ports français pour le commerce colonial. Les bateaux quittaient le port chargés de marchandises qu’ils échangeaient sur la côte du golfe de Guinée contre les esclaves destinés aux plantations de canne à sucre  de Saint-Domingue.
  • L’ex-voto du Saphir (1741)  relate un des dangers les plus redoutés de la navigation trans-océanique : les calmes équatoriaux.. Le navire est immobilisé, les voiles repliées, et les esclaves noirs tendent les bras vers le Christ dans un geste de touchante supplication.
  • Le vitrail de la seconde chapelle rappelle les missions de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort à La Rochelle de 1708 à 1711 auprès des pauvres, des soldats et des femmes. Les Filles de la Sagesse devaient continuer son œuvre. Le vitrail montre aussi une vue des tours de La rochelle avant leur restauration au début du XXème siècle.

Le décor de la cathédrale constitue un témoignage de l’art officiel de la seconde moitié du XIXème siècle et de la sensibilité religieuse de cette époque.

Le mobilier a été mis en place entre 1872 et 1892.

  • Les vitraux : Trois ateliers ont travaillé pour la cathédrale. On les distingue par leur style et leurs couleurs :
    • L’atelier de A. Lusson (Paris) a exécuté d’après les cartons de Bouguereau et Pascal, les vitraux aux couleurs très vives. A. Lusson est mort en 1876.
    • Les vitraux du transept (Saint Louis à droite, Jeanne d’Arc à gauche) et ceux du chœur (le Christ donne les clés à Saint Pierre, Saint Eutrope baptise Sainte Eustelle, Saint Vincent de Paul) ont été réalisés par Emile Hirsh (Paris) en 1880.
    • Enfin, le 3ème groupe caractérisé par des camaïeux de beige et de marron est dû à l’atelier Lobin (Tours).
  • Les tableaux : William Bouguereau (1825-1905), une des plus grandes célébrités de l’art officiel de la fin du XIXe siècle est rochelais. Il a participé à la décoration de la cathédrale :
    • Les vitraux  de  A. Lusson  et  les tableaux du  Chemin de Croix  ont été réalisés  d’après  ses  cartons ou ses esquisses.
    • On  lui  doit  la  décoration  de  la  coupole  de  la   Chapelle de la Vierge : l’Assomption  est, entourée de panneaux de cuivre peints en atelier représentant les scènes de la vie de la Vierge.
    • Dans la chapelle des   fonts baptismaux  « la flagellation »  qu’il avait présentée  au  salon  de 1880.

D’autres artistes parisiens sont présents :

  • Trois tableaux de Debat-Ponsan (1847-1913) : Saint Louis enterrant des croisés, présenté à l’exposition universelle de 1878 (bras gauche du transept), deux toiles illustrant la dévotion à Notre-Dame du Perpétuel Secours dans la chapelle qui lui est consacrée.
  • De François Picot (1786-1868), l’Annonciation (bras gauche du transept). Picot fut le professeur de Bouguereau à l’Ecole des Beaux Arts.
  • Dans le bras droit du transept, deux toiles d’Omer Charlet (né dans l’île d’Oléron) représentent le martyre de Saint Barthélémy et les chrétiens sur le bûcher.
  • Dans le déambulatoire sont exposés quelques tableaux et statues provenant d’églises rochelaises disparues.
  • Encadrant la chapelle de la Vierge deux statues (XVIIème siècle) de saints dont Saint Barthélémy représenté avec un couteau (il fut écorché vif).
  • Deux grandes toiles : martyre de Saint Barthélémy (XVIIème siècle) et martyre de Saint Pierre de Vérone (XVIIIème siècle)
  • Croix de mission qui avait été installée le 5 février 1818 sur la place de la Préfecture.

La chaire est le seul meuble du XVIIIème siècle. Elle a été réalisée à La Rochelle, peut-être par Jacques Boisseau sculpteur qui avait travaillé avec Pajou à la décoration du théâtre du château de Versailles. L’abat-voix est surmonté de l’ange du Jugement dernier. Sur la cuve : le Christ prêchant sur la montagne. D’élégants panneaux décorent l’escalier.

 

ARCHITECTURE

  • Plan en croix latine : la nef est flanquée de bas-côtés sur lesquels s’ouvrent des chapelles. Les bas-côtés se prolongent par le déambulatoire autour du chœur. Dans l’axe de la nef, derrière l’ancien autel, on aperçoit la chapelle absidiale consacrée à la Vierge : statue par Gabriel Thomas 1876.
  • La nef est recouverte d’une voûte en berceau renforcée par des arcs doubleaux. Des lunettes, voûtes perpendiculaires à l’axe de la nef, surmontent les fenêtres et permettent d’obtenir le maximum de lumière.
  • Les bas-côtés sont voûtés d’arêtes.
  • Le décor très sobre utilise l’ordre dorique dont la frise court tout le long de l’édifice. Les seuls éléments sculptés sont les agrafes qui surmontent les arcs (par Vételet en 1862 et 1873).
  • La coupole couvre le carré de transept. La puissance des piliers de la croisée est suggérée par le ressaut de la corniche et de la frise. Des pendentifs permettent de passer du carré au cercle.
Mise à jour le Mardi, 28 Juin 2016 16:28
 

Saint du jour

Bonne fête aux
Georges




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