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Christ Sauveur

RésonnanceS

Concert le 24 septembre à 20h30 à la cathédrale Saint-louis

 

RésonanceS va faire un concert le 24 septembre à 20h30 à la cathédrale de La Rochelle
Réservation
12 € en tarif normal
10 € en tarif réduit ou de groupe
gratuit en dessous de 18 ans.

Mais qui est Théodore DUBOIS ?
Compositeur français du XIXème siècle, ce grand harmoniste est passé trop longtemps sous
l’éteignoir des FAURÉ, FRANCK, GOUNOD ou encore SAINT-SAËNS. Il est aujourd’hui en
pleine redécouverte et l’on rejoue de plus en plus ses œuvres, tant sa musique de chambre que
d’orgue et notamment son oratorio le plus connu : « les sept dernières paroles du Christ » qui sera la
pièce maîtresse du concert donné le samedi 24 septembre 2022 à 20h30 à la cathédrale St Louis de
La Rochelle et le dimanche 25 septembre 2022, avec l’association des amis de l’orgue à 17h00 en
l’abbatiale de Celles sur Belle.
Deux ensembles vocaux RésonanceS et Via MUSICA allieront leurs forces pour rendre à la dite
œuvre sa puissance au regard de celle des orgues jouées par le grand organiste saint-maixentais :
Michel MILHÈRES.
Trois solistes : Mathilde MILHÈRES, soprano et Amaury TROUVÉ, ténor, déjà présents lors du
concert de la Création de HAYDN, donnée en juin à Celles sur Belle, et Bruno VARIOT, baryton.
55 chanteurs seront donc là pour célébrer Théodore DUBOIS sous la direction de Marc
VANDERBECKEN, chef de choeur.
Le prix des places est de 12 € en tarif normal, 10 € en tarif réduit ou de groupe et le concenrt est
gratuit en dessous de 18 ans.

POUR EN SAVOIR PLUS :

Théodore DUBOIS (1837 – 1924)

Théodore DUBOIS voit le jour à Rosnay, un petit village de Champagne, le 24 août 1837. D’origine
modeste, son père étant vannier, rien ne prédispose cet enfant à une carrière musicale. La vocation lui vient à
l’âge de sept ans en la Cathédrale de Reims. Très impressionné par la beauté du lieu, la majesté de l’orgue et
la force des chants, il décide d’être musicien. Les premiers rudiments lui sont enseignés par le tonnelier d’un
village voisin, organiste à ses heures. Ce sont ensuite des leçons de piano, d’orgue et d’harmonie à Reims où
il se rend, parcourant à pied, deux fois par semaine, les treize kilomètres qui le séparent de son rêve. Il faut
bientôt envisager le Conservatoire de Paris. Ce qui semblait impossible peut alors se réaliser grâce à l’aide
d’un habitant de Rosnay, le Vicomte DE BREUIL qui le soutient matériellement.
Admis en 1854 dans la classe de MARMONTEL, il se consacre passionnément à ses études tout en
occupant son premier poste d’organiste à l’église des Invalides. Trois ans plus tard, César FRANCK lui
confie celui d’organiste-accompagnateur à Sainte Clotilde. C’est alors le début de son indépendance
financière. Durant ces années, il reçoit les plus hautes récompenses : prix de fugue, d’orgue, d’harmonie… En
1861, il obtient le premier Grand Prix de Rome avec la cantate « Atala » et peut ainsi découvrir l’Italie lors
d'un séjour de deux ans à la Villa Médicis : années d’enrichissement culturel, années d’émerveillement.
En 1863, César FRANCK, désormais titulaire de l’orgue de Sainte Clotilde, offre au jeune Théodore
sa succession au poste, fort prisé à l’époque, de Maître de Chapelle. Commence alors, véritablement, sa
carrière de compositeur dans tous les genres : orgue, bien sûr, mais aussi piano, musique de chambre… Avec
l’oratorio « Les 7 Dernières Paroles du Christ » créé en 1864, il connaît d’emblée la notoriété. Il se marie en
1872 avec la fille du chef d’orchestre de l’ancien Théâtre de la Renaissance : Jeanne DUVINAGE. A l’âge de
34 ans, il est nommé professeur d’Harmonie au Conservatoire de Paris dont il sera le Directeur de 1896 à
1905, année où il demande sa mise à la retraite pour se consacrer davantage à la composition. En acceptant
les fonctions de Directeur du Conservatoire, il cède à FAURÉ son poste d’organiste à la Madeleine où, en

1877, il a succédé à son ami SAINT-SAËNS. En 1894, il est élu à l'Académie des Beaux-Arts, au fauteuil de
GOUNOD.
Dans son grand âge, à 80 ans, il compose toujours et publie son « Traité d’Harmonie »  que l’on
trouve encore aujourd’hui sur les tables de travail de tous les compositeurs en herbe.
Personnage important de la vie musicale française, Théodore DUBOIS n’eut pas que des amis . Par
sa droiture, sa franchise, son horreur de l’injustice et de l’intolérance, son attachement à la tradition, il
s’attira les foudres de certains milieux influents radicalement tournés vers la nouveauté et fut victime de
quelques cruelles cabales. Il n’en connut pas moins un grand succès et ses œuvres furent régulièrement
jouées et appréciées tant en France qu’à l’étranger. Citons le concerto pour violon dédié à ISAYE, les deux
concertos pour piano, les symphonies, de nombreuses œuvres pour piano dont une sonate et des études de
concert, deux trios, des quatuors, des messes, des motets, des oratorios, des opéras, des mélodies…
Il semblerait, hélas, qu’après sa disparition, le 11 juin 1924 à Paris, les jugements défavorables de ses
détracteurs l’aient emporté. Mais cet oubli semble désormais faire place à une redécouverte. N’écrivait-il pas
lui-même dans son Journal le 18 décembre 1922 : « A propos de mes compositions, il me semble avoir déjà
dit que je ne croyais pas que l’on eût toujours été juste et équitable à mon égard… Cependant, j’ai comme
une certitude que si, plus tard, après moi, elles tombent sous les yeux de musiciens et de critiques non
prévenus, un revirement se fera en ma faveur ! »
Le temps des « musiciens et critiques non prévenus » serait-il arrivé ?
LES SEPT DERNIERES PAROLES DU CHRIST
Oratorio composé en 1864 pour trois solistes soprano, ténor et baryton, chœur et orchestre, il fut
souvent ré-arrangé jusqu’à aujourd’ui même. Toutefois, quelle que soit la façon dont l’œuvre est présentée,
elle reste belle, forte, pure et intense. Tous les sentiments humains expriment au travers de la Passion du
Christ et c’est pourquoi elle a permis à Théodore DUBOIS d’atteindre à sa création une vraie popularité qu’on
ne lui permettra pas de conserver par la suite.
Divisé en huit mouvements (une introduction et sept paroles), les solistes sont rattachés aux
personnages de la Passion, la soprano pour Marie, le baryton pour Jésus et le ténor tient le rôle de récitant à
l’instar des évangélistes dans les Passions du XVIIIème Siècle. Le chœur tient le rôle de turba (la foule) dans
tout ce qu’elle peut donner de violence (« Attrapez-le ! Crucifiez-le!) ou de force de rédemption (Tu es le
salut de mon âme).
Cet oratorio a été dédicacé au curé de l’église de la Madeleine à Paris, Jean-Gaspard DEGUERRY
(photo ci-contre), lequel aura un destin tragique puisqu’il sera fusillé avec Monseigneur DARBOY et trois
autres otages ecclésiastiques en 1871 par les fédérés à la prison de la Roquette.
RésonanceS et Via MUSICA
sont deux ensembles vocaux amateurs respectivement basés sur La Rochelle et Niort, explorant
traditionnellement la musique classique a cappella ou accompagnée, sans pour autant se fermer les autres
portes. Bien qu’indépendants structurellement, ils sont actuellement dirigés par un même chef de chœur,
Marc VANDERBECKEN, ce qui facilite leur rapprochement, notamment pour donner des œuvres
nécessitant un effectif choral important. Ainsi, en 2018, ils ont donné ensemble la Messe Solennelle en Ut
Dièse Mineur de Louis VIERNE. Les deux chœurs s'associent de nouveau aujourd’hui pour rendre hommage
au travers d’une tribune à un compositeur français,

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