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Christ Sauveur

33ème dimanche du temps ordinaire (C)

Frères et sœurs, bien-aimés de Jésus-Christ !
Le journal dans une main … l’évangile dans l’autre main, avec deux mots : douleur et
espérance …
Douloureux quand ça ne va pas en Église, quand la confiance y est menacée, comme
quand ça ne va pas bien dans une famille.
Bouleversés par l’actualité de notre Église durant cette semaine, nous pouvons être
stupéfaits, déçus, voire en colère, et dans une position difficilement soutenable vis-à-vis de
notre entourage qui n’est pas toujours proche de notre Église à aimer.
Nous avons beau dire que nous la voulons synodale en actes, encore plus que dans les
mots, pour annoncer le Christ qui nous invite à aimer comme il aime.
Oui, très douloureux, le mots d’un chant reviennent à notre mémoire, comme un cri, une
prière :
« je cherche le visage du Seigneur, son image au fond de vos cœurs » …
« vous êtes le Corps du Christ, le Sang du Christ, l’Amour du Christ !
Qu’avez-vous fait de Lui ? »
Douloureux, oui et … espérant avec les mots de cet autre chant :
« Tu es là ! Au cœur de nos vies … dans nos cœurs tout remplis d’orages …
au plein milieu de nos tempêtes … Tu es là ! »
Alors, comme les disciples de Jésus nous lui crions : « augmente en nous la foi ! ».
Et voilà sa réponse : Avoir foi dans le Seigneur, c’est servir à sa manière :
« être de simples serviteurs … revêtir la tenue de service ».
(Je sais … ça n’est pas l’évangile lu ce jour, mais c’est aussi Saint Luc qui rapporte cette
rencontre au chapitre 17 … ).
Quatre chapitres plus loin, le même Saint Luc rapporte d’autres mots de Jésus.
Alors que nous sommes portés à penser aux temps actuels dont les médias ne cessent pas
de nous parler (… si douloureux aussi…) : litanie de désordres, de guerres, de persécutions,
d’inattentions aux autres, de tensions et de dominations.
Jésus ne dit pas quelle est l’origine de tout ce mal subit.
L’important, c’est la conviction que Dieu n’est pas absent de nos malheurs.
Dieu, notre Père, est impliqué dans notre histoire.
Non pas comme justicier mais comme victime.
Et Jésus nous offre quatre recommandations :
« Prenez garde de ne pas vous laisser égarer »…
« Ne soyez pas terrifiés »…
« C’est par votre persévérance, que vous garderez la vie. »
« Cela vous amènera à rendre témoignage. »
Mais, c’est quoi « rendre témoignage » ?
Et la question revient, obsédante : Que fais-tu du Corps du Christ ?
C’est sûr. Ton retour, Jésus- Christ, nous l’attendons. Ce sera à la fin des temps.
Mais, aujourd’hui, « Rendre témoignage », c’est prendre soin des autres, comme Jésus l’a fait
… aider, respecter, parler « vrai », accompagner,
(Que c’est important d’offrir du temps pour relire ce qui est vécu avec les personnes, pour
prier ensemble, et nous entraider ainsi à grandir avec le Seigneur !

Nous le voyons bien, là où nous sommes ; il ne suffit pas de vouloir gagner, comme on
voudrait gagner des parts de marché) … Alors, pour cela … revêtir la tenue de service, être
avec d’autres patiemment. « Comme Jésus, nouer le tablier » (la tâche est immense)
Oui, nous le croyons, Seigneur : un jour, ton Jour, le voile se déchirera et nous découvrirons
que dans chaque instant de notre histoire, nous étions portés sur tes épaules.
Tu prenais, tu prends toujours soin de nous en nous disant « n’ayez pas peur », et tu prends ta
part des douleurs.
Nous savons bien, nous, que la peur, la douleur, engendrent la sidération, la résignation, et
le manque de courage devant la Vérité.
Jésus, Lui, nous parle de l’espérance qui permet le don de soi.
Il y a tellement de murs à abattre, en nous et autour de nous. Murs de haine, de honte,
d’argent, d’indifférences et d’injustices.
Jésus nous invite à ne pas nous lasser d’écouter notre monde.
« ouvre les yeux, éveille-toi, de tout ce qui t’entoure entends la voix.
Tu entendras vibrer ce monde »
Oui, des évènements font du bruit, dans l’Église et dans le monde.
Ils nous alertent. … Et c’est « tant mieux » !
Certains ne font même pas assez de bruit ….
Ce dimanche, c’est la « journée mondiale des pauvres ». Et dimanche prochain ce sera la
« journée nationale de collecte pour le Secours Catholique » pour mieux servir les personnes
les plus démunies, les accompagner elles aussi : un sourire, une poignée de main, quelques
mots d’amitié, une bonne adresse, notre enveloppe aussi, remplie à la mesure de notre
amour … !
(Pardonnez-moi … Certes, dans nos maisons la cuisine est une pièce importante, voire
nécessaire, … mais quand même moins que « la pièce à vivre » ! Il y a tant à y vivre, avec le
Seigneur !)
Et, Jésus est là, face aux tempêtes, aux ouragans de nos vies et du monde. La tâche à
partager avec Lui est immense.
Peut-être, pas bien loin, par les gestes à notre portée, le regard, le respect des personnes,
la bonté. Les « merci, s’il te plaît, pardon »
Les mots d’un cantique – que nous ne chantons plus trop – m’éveille encore :
« rien ne changera sur la terre des hommes,
si la justice meurt entre nos mains.
Il nous sera vain de parler du Royaume, si la richesse encombre nos chemins. »
C’est sûr, on peut être inquiets. Mais Jésus vient de nous dire :
« C’est moi qui vous donnerai langage et sagesse ».
Et, maintenant, ici, nous faisons « Eucharistie ! »,
rendant grâces à notre Dieu qui fait des merveilles en chacun.
Il la veut belle et sans tache, l’Église servante.
Et Jésus nous demande de prier : « Notre Père … que ton Règne vienne  »
Et il nous nourrit de sa vie.
Et il nous envoie « rendre témoignage » « dans la Paix du Christ », pour mettre la main à la pâte
afin de préparer son retour dans nos vies personnelles et dans notre monde.

Voilà, nous devrons relire cette page d’Évangile où Jésus envisage les pires désordres, …
non pour nous inquiéter mais pour nous libérer de l’inquiétude en nous disant :
« c’est par votre persévérance que vous garderez la vie ».
Une humble méditation de Sainte Thérèse d’Avila m’a donné des mots apaisés ces jours
difficiles, cette semaine :
« Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, tout passe.
Dieu ne change pas, la patience obtient tout ;
celui (celle) qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit. »
Amen

Ô, Seigneur envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre !

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